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dans Les Hospices de Beaune et découvrez « la grande salle des pôvres » avec au fond, derrière le Jubé, la Chapelle où était exposé le Polyptyque du « Jugement Dernier » de Rogier Van Der Weyden.

Le chancelier Nicolas Rolin

(1376-1462) a commandé le polyptyque du Jugement Dernier à Rogier Van der Weyden pour les Hospices de Beaune. L’œuvre n’a donc jamais quitté les lieux pour lesquels elle a été commandée. Le peintre Rogier Van der Weyden a été formé à l’atelier de Robert Campin, premier peintre flamand avec Jan Van Eyck à adopter de nouvelles techniques, notamment le « glacis » : superposition de couches de peinture transparente pour donner de la profondeur aux motifs.

Le Christ

a toujours des proportions légèrement supérieures aux autres personnages du Jugement Dernier. Ici, il est représenté « en majesté » : une gloire entoure sa tête, il a les bras ouverts, est presque debout, appuyé sur un arc-en-ciel - qui représente la première Alliance de Dieu avec les Hommes dans l’épisode du Déluge (Genèse 9:13). Le globe sur lequel reposent ses pieds symbolise l’univers.

dans la tradition occidentale, le Christ montre toujours ses plaies, notamment le stigmate de la lance, d'où les représentations torse nu...

Les italiens préfèrent suggérer le stigmate de la lance par une déchirure dans les vêtements. Ils entourent d’ailleurs le Christ d’une « Mandorle », un cercle ou un ovale qui signifie littéralement « amande » en latin et en italien.

« Jugement Dernier » Giotto , Fresque dans la Chapelle des Scrovegni à Padoue (1303/1306)

Saint Michel

L’archange Michel est ici représenté dans son rôle d’ange « ponderator » ou « psychostase » : il pèse les âmes.

Le paradis

Le Paradis est représenté ici sous forme d’édifice, en référence à la Jérusalem Céleste. Il peut aussi être dessiné comme un jardin, l'Eden.

« Jugement Dernier » Jérôme Bosch (détail)
conservé au Musée des Beaux Arts de Vienne (Autriche),
(peint après 1482).

L'enfer

Selon la tradition, Rogier Van der Weyden reprend le motif de la rivière de feu pour représenter l’Enfer. On voit le supplice des damnés essentiellement sur l’expression de leurs visages, l’enchevêtrement des corps en enfer tranche avec la file ordonnée des élus au Paradis. Certains peintres représentent des démons qui torturent les damnés, voire un diable.

« Jugement Dernier » Hans Memling (détail)
conservé au Musée National de Gdansk (vers 1476).
Ses ailes sont recouvertes de plumes de paon, métaphore d’innombrables yeux auxquels rien ne peut échapper.

Les apôtres

Sur ce tableau, les douze apôtres sont représentés selon la tradition italienne : ils discutent. En France, à partir du XIIIe siècle, on préfère les représenter debout et silencieux.

Sur la cathédrale Notre-Dame de Paris, ils sont même repoussés du tympan (lieu où s’opère le tri des âmes) vers les linteaux du portail.
« Jugement dernier » Portail principal (détail), Notre Dame de Paris (vers 1220-1230).

Les anges blancs

Panneaux supérieurs : Les anges tiennent les « objets du supplice » qui rappellent la crucifixion. À gauche, la croix, les clous, la couronne d’épine. À droite, les instruments de la flagellation : le sceptre de roseau, le fouet et la colonne contre laquelle le Christ a été attaché ; la lance et l’éponge.

Les anges rouges

Les anges autour de Saint-Michel sont appelés « anges buccinateurs », du nom de leur instrument : le buccin. Tournés vers la terre, ils ont pour fonction d’appeler les âmes qui en émergent. Ces anges sont systématiquement représentés dans les Jugements Derniers et dans les représentations de l’Apocalypse où leurs trompettes sont clairement mentionnées.

Les Repeints

Les jugés de ce tableau ont la particularité d’avoir été recouverts en 1802. Les religieuses ont demandé à un peintre local, Bertrand Chevaux, de recouvrir les corps. Il s’est exécuté en habillant d’une robe de bure les élus et en dissimulant les damnés dans des flammes. Cependant il avait pris soin de poser un vernis sur les personnages, ce qui a permis un siècle plus tard à un restaurateur de redécouvrir les corps nus de la version originale.

Repeints par Bertrand Chevaux (1802)
Repeints par Bertrand Chevaux (1802)

Marie & Jean-Baptiste

Marie et Jean-Baptiste jouent souvent le rôle d’assesseurs du Christ à partir du XIIIe siècle. Jean-Baptiste est le cousin de Jésus. Il est son aîné de trois mois et considéré comme son précurseur : sa naissance est également « miraculeuse ». Sa mère, Élisabeth, est tombée enceinte sur le tard et il aurait reconnu le Christ depuis son ventre.

Les autres personnages

Ces personnages placés derrière les apôtres sont répartis en fonction de leur sexe : les hommes à gauche, les femmes à droite. Leur identité n’est pas certaine.

Il s’agit probablement (de gauche à droite) :

  • Du Pape Eugène IV, décédé quatre ans avant l’inauguration des Hospices de Beaune
  • De l’Evêque d’Autun, fils de Nicolas Rolin commanditaire du tableau
  • De Philippe Le Bon, duc de Bourgogne, dont Nicolas Rolin fut chancelier avant d’être élevé à la distinction de chevalier en 1423 (Le personnage est probablement élevé fictivement au rang de roi)
  • Le vieil homme est sans doute une représentation de Nicolas Rolin âgé
  • La femme du fond pourrait être Guigone de Salins, la troisième épouse de Nicolas Rolin
  • Celle du centre est sans doute Isabelle de Portugal, la femme de Philippe Le Bon
  • La femme au manteau rouge est probablement la fille de Nicolas Rolin
  • La composition

    L’ensemble des panneaux centraux est composé selon deux triangles inversés, une composition que l’on retrouve à l’identique chez Memling.

    La continuité des panneaux

    De façon audacieuse pour l’époque tout l’espace du Polyptyque ouvert donne à voir une seule et même scène. Habituellement chaque panneau représentait une scène comme chez Jérôme Bosch.

    « Jugement Dernier » Hans Memling conservé au Musée National de Gdansk (vers 1476)

    Dans cet autre retable composé de trois panneaux, le tableau central est dédié à la répartition des âmes, de part et d'autre la représentation du Paradis et celle de l'Enfer n'offrent pas d'unité de décors.

    « Jugement Dernier » Jérôme Bosch conservé au Musée des Beaux Arts de Vienne (Autriche), (peint après 1482).

    Le retable fermé

    La semaine, période de pénitence, le polyptyque était fermé. Comme le veut la tradition, les personnages représentés à l’envers du retable sont peints dans des couleurs sombres. Le contraste avec le fond or n’en était que plus saisissant lorsque le retable était ouvert, le dimanche et en période de fêtes.

    Les panneaux du haut

    Ils représentent l’ange Gabriel et Marie. Ils font référence à l’épisode biblique de l’Annonciation. La Vierge est agenouillée. Le lys à côté d’elle symbolise la pureté, la colombe représente le Saint-Esprit venu la féconder.

    Saint Sébastien & Saint Antoine

    Sont les saints patrons invoqués pour guérir la peste et la lèpre. Selon la mythologie, c’était Apollon, dieu-archer, qui protégeait les grecs de la peste. Saint Sébastien mort sous les flèches quand l’empereur romain Dioclétien apprit qu’il était chrétien a probablement été choisi pour christianiser cette tradition. Saint Antoine est le premier ermite chrétien, ses attributs sont le porcelet (déformation du sanglier qui représente la tentation) et la clochette qui servait aux religieux Antonins à rappeler les cochons qu’ils laissaient libres d’aller chercher de la nourriture en ville.

    Nicolas Rolin & Guigone de Salins

    A l’époque, il n’est pas rare qu’un artiste représente son mécène. Et Nicolas Rolin, bien qu’issu de la petite bourgeoisie, était très riche. En tant que Chancelier élevé au rang de chevalier par le Duc Philippe Le Bon, toutes les affaires du duché passaient par lui. Nicolas Rolin aurait possédé 25 châteaux. Il a donc commandé de nombreuses œuvres d’art et bâtiments, dont l’Hôtel-Dieu de Beaune et l’église Notre-Dame de Châtel qu’il fit transformer en collégiale. Il a fait placer dans cette église de son enfance la Vierge du Chancelier Rolin, un tableau de l’artiste flamand Jan Van Eyck.

    Guigone de Salins est issue de la noblesse jurassienne, elle est fille d’un seigneur de Salins. C’est elle qui aurait poussé son mari à faire œuvre de charité et à fonder les Hospices de Beaune. Après la mort de son mari, elle continue à diriger l’Hôtel-Dieu jusqu’à la fin de sa vie.



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    Conception et production

    UCPL



    Crédits Photo

    « Jugement Dernier » Rogier Van der Weyden « Les Hospices de Beaune »
    « Saint Michel » (détail) Rogier Van Der Weyden, Leemage
    Autres, Droits Réservés



    Musique

    Hicham Chahidi



    Texte

    Louise Gamichon



    Interactivité/Intégration

    Eaks / Guillaume Manteau



    Remerciements

    à Martine Jacquet
    et Bruno François des « Hospices de Beaune »