Vente des Vins 2016 : 156ème Vente

La vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune s'est déroulée le dimanche 20 novembre 2016 et a été présidée par 4 personnalités

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Valérie BONNETON et Claude LELOUCH représentaient la Fondation "ARC"

Virginie LEDOYEN et Katia BUNIATISHVILI représentaient la Fondation "Coeur et Recherche"

464 pièces de vin rouge et 121 pièces (et 2 feuillettes) de vin blanc ont été mises sous le feu des enchères de Christie's et ont rapporté la somme de 7 655 000 €.

Catalogue de résultats de la Vente des Vins 2016

Les deux oeuvres caritatives retenues cette année, bénéficiaires de la pièce de charité (une pièce unique de Corton-Bressandes grand cru), étaient en faveur de la recherche de la Fondation "ARC" pour la recherche sur le cancer et de la Fondation "Coeur et Recherche". La pièce des présidents a atteint la somme de 200 000 €.

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Reconnue d’utilité publique, la Fondation ARC est la seule fondation française entièrement dédiée à la recherche sur le cancer.

Le Conseil Scientifique Indépendant permet de sélectionner les projets de recherche les plus innovants en France et à l’international, avec un objectif de contribuer à guérir 2 cancers sur 3 en 2025.

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Depuis 2010, la Fondation Cœur & Recherche, fondation reconnue d’utilité publique, joue le rôle de fer de lance de la recherche cardiovasculaire française.

Mobiliser les plus éminents experts, créer et animer des réseaux de chercheurs mus par l’excellence et la créativité scientifique, produire une recherche de niveau international, tels sont les objectifs de la Fondation Cœur & Recherche. Ils répondent à une seule et unique ambition : toujours mieux prévenir, traiter et guérir les maladies cardiovasculaires.

Le Millésime 2016 DES HOSPICES DE BEAUNE

Vu par Ludivine Griveau, Régisseur du Domaine Viticole des Hospices de Beaune

Un Millésime « bien dans ses peaux ! »

La Climatologie

L’hiver 2015-2016 en Bourgogne a été plutôt doux avec des températures majoritairement au-dessus des moyennes de saison. Les températures sont douces, à tel point qu’on a eu, ici ou là, des amandiers en fleurs fin février. Le printemps a été long à s’installer, malgré un début du mois de mars assez clément. Le manque de froid n’a pas été en lien avec les pluies souvent intenses, fréquentes et de courte durée.
La suite du printemps ne remontera pas la moyenne. Avril, a été plus froid et moins ensoleillé… jusqu’au 27 avril : épisode de gelée sans précédent qui touche quasiment toute la Bourgogne. A cette date, le paysage commençait tout juste à changer et certaines feuilles étaient déjà bien étalées. Les Saints de Glace ont été alors attendus et redoutés.
Finalement, les températures remontaint significativement courant mai et la pluviométrie avec : entre avril et fin juin, les excédents de pluie frôlaient les 90% et les ensoleillements ont été déficitaires sur tout le paysage bourguignon.
Le Mâconnais a subi la grêle à deux reprises. Chablis n’a pas été épargné plus tard en saison.
A ce stade de l’année, le niveau d’avancée de 2016 se situait dans la moyenne plutôt « tardive » de ces 10 dernières années.
La végétation a connu un développement totalement irrégulier durant les premières semaines de mai et juin : la pousse était très variable d’une vigne à l’autre selon l’intensité avec laquelle le gel avait frappé. Les quantités de fruits étaient incertaines et la météo sur la fleur sera décisive.
Il a fallu attendre juillet pour que l’été arrive et s’installe, sous un soleil radieux, les températures estivales ont été supérieures à la moyenne de saison.
Et la vigne témoignait encore d’une résistance incroyable…
Comme en 2015, durant les mois d’été, la pluie n’est pas tombée très souvent, et parfois même seulement quelques millimètres.
La Bourgogne s'est réjouie ainsi de revivre un été chaud et ensoleillé après un printemps assez « chaotique » qui a marqué les esprits.
Août a été dans la moyenne avec peu de précipitations et qui sont arrivées au bon moment pour les besoins de la vigne.
Septembre, dans la lignée de cet été chaud, a vu lui aussi sa moyenne à 2°C au-delà des normales de saison.
Chaque millésime portant sa propre histoire, les décisions de dates de récolte s’annoncaient difficiles et décisives : c’était hétérogène d’une vigne à l’autre, les habitudes ont été bousculées quant aux ordres de récolte connus jusqu’alors, le Pinot Noir galopait alors que le Chardonnay se dorait lentement… Plus que jamais, les contrôles de maturité et la dégustation des baies étaient indispensables. Le choix a été fait de les mener sur l’intégralité du domaine, 117 parcelles.
Tout début septembre, ont débuté nos contrôles de maturité, la récolte était saine, les Chardonnay semblaient un peu en retard sur le Pinot Noir, ce qui méritaient d’être souligné.
L’état sanitaire vraiment superbe, la météo annoncée plus que clémente, nous avions le temps de récolter des raisins à parfaite maturité.
C’est le 19 septembre pour notre Pouilly Fuissé et le 20 septembre en Côte de Beaune, que nous avons récolté nos premiers raisins de Pinot Noir. Dans le même temps, les contrôles de maturité sur les Chardonnay continuaient. Les tous premiers arriveront en cuverie le 26 septembre.
Tous les raisins, ont bien entendu été passés sur table de tri. Nous avons pu constater que la récolte était un peu plus abondante que prévu (sauf secteurs gelés). Autre fait marquant, ce que la dégustation des baies de Pinot Noir et des pellicules nous laissaient entrevoir s’est confirmé : les raisins étaient extrêmement savoureux, les tanins des pellicules souples et agréables, la couleur semblait bien s’extraire.

C’est donc avec un millésime bien « dans ses peaux » que nos vinifications ont débuté tambour battant !